Quoi publier quand on est un hôtel ou un restaurant
Mis à jour le 16 août 2026
La réponse courte
Publiez ce qui vient réellement de chez vous : vos plats, vos chambres, vos gestes de métier, votre équipe, vos informations pratiques. Un rythme tenable toute l'année vaut mieux qu'un mois intense suivi d'un compte abandonné en pleine saison.
Les six catégories qui tiennent une année
La panne d'inspiration vient presque toujours de la même cause : chercher une idée nouvelle pour chaque publication. La méthode qui fonctionne consiste à définir quelques catégories, puis à les faire tourner.
Le produit. Un plat, une chambre, une bouteille, une table dressée. C'est la base du compte : ce que le client vient acheter. Photographiez-le correctement une fois, il resservira plusieurs fois dans l'année.
Le geste. Un dressage, un service, un lit refait, un poisson levé, une pâte étalée. Le geste de métier retient l'attention plus longtemps que le résultat fini, et se prête naturellement à la vidéo courte.
Les visages. Votre chef, votre équipe de salle, la personne à l'accueil. Un établissement se choisit aussi pour les gens qu'on y rencontre, et un compte sans visage reste un catalogue.
Le lieu. La terrasse au coucher du soleil, la salle vide au petit matin, la vue depuis une chambre, la façade sous la pluie. Le même endroit photographié à trois heures différentes donne trois publications distinctes.
Le pratique. Horaires de saison, jour de fermeture, ouverture du service du soir, réservation conseillée, parking, accès. Ce sont les publications les moins spectaculaires et parmi les plus utiles à celui qui hésite.
Les coulisses. Une livraison, un producteur, des travaux d'inter-saison, la préparation de la réouverture. C'est le contenu qui crée l'attachement, et il ne coûte presque rien à produire.
Répartir entre publication, story et vidéo
Les trois formats ne servent pas au même usage. La publication reste dans le profil : elle doit tenir dans le temps et donner envie à quelqu'un qui découvre votre compte dans six mois. La story disparaît en 24 heures : elle porte l'éphémère, le plat du jour, la table libre de ce soir, la météo. La vidéo courte touche des personnes qui ne vous suivent pas encore : c'est le format de découverte.
Une erreur fréquente consiste à traiter les trois de la même manière, en publiant la même image partout. Le plat du jour n'a rien à faire en publication permanente ; la vue de la terrasse mérite mieux qu'une story de 24 heures.
Ce qui change selon la saison
En Corse, l'activité touristique se concentre entre avril et octobre. Le rythme des réseaux sociaux doit suivre cette réalité sans s'y limiter.
Avant la saison, entre février et avril, se prennent les décisions de vacances. C'est le moment d'annoncer les dates d'ouverture, de montrer les nouveautés, de donner envie de réserver. Le compte doit être actif à ce moment-là, même si l'établissement est fermé.
Pendant la saison, le temps manque et c'est normal : privilégiez les stories, rapides à produire, et publiez ce qui se passe. Le contenu préparé en amont sert précisément à couvrir cette période.
Après la saison, remerciez, montrez les coulisses, annoncez la fermeture et les dates de retour. Un compte qui se tait brutalement fin septembre laisse penser que l'établissement a fermé pour de bon.
Constituer un stock de contenu
La seule manière de tenir un calendrier en pleine saison consiste à produire à l'avance. Une journée de prise de vue bien préparée alimente plusieurs semaines de publications, à condition de varier les cadrages, les heures et les sujets pendant cette journée.
Nos forfaits comprennent pour cette raison quatre à six déplacements par an dans votre établissement. L'objectif n'est pas de photographier ce qui se passe le jour du shooting : c'est de constituer une réserve dans laquelle puiser jusqu'au suivant.
Utiliser ce que publient vos clients
Les photos publiées par vos clients ont une force que les vôtres n'auront jamais : elles ne viennent pas de vous. Repartager une story dans laquelle vous êtes identifié coûte quelques secondes et entretient la relation avec la personne qui l'a publiée.
Deux règles : demander l'autorisation avant de republier une photo dans votre profil, et créditer systématiquement l'auteur. Un client remercié publiquement revient plus souvent qu'un client dont on a emprunté l'image sans le dire.
Ce qui ne fonctionne pas
- Les images de banque : un buffet générique ou une plage anonyme se reconnaissent, et décrédibilisent tout le reste du compte.
- Les citations sur fond coloré : elles n'ont aucun rapport avec ce que vous vendez.
- Les photos prises au téléphone en plein service, sous-exposées, avec la lumière jaune des suspensions.
- Les publications uniquement promotionnelles : un compte qui ne fait que vendre finit par n'être plus regardé.
- Le même visuel republié chaque semaine parce qu'il n'y a rien d'autre en réserve.
Le rythme réaliste
Deux publications par semaine, une à deux stories hebdomadaires et deux vidéos courtes par mois constituent une base qui tient sur douze mois. C'est ce que couvre notre pack Premium, à 720 € HT par mois, shootings compris.
Un rythme plus soutenu se défend quand l'établissement a de quoi l'alimenter : plusieurs services, plusieurs espaces, une actualité fréquente. Un rythme plus léger vaut mieux qu'un calendrier ambitieux abandonné au bout de six semaines.
Savoir ce qui a marché
Les statistiques de Meta Business Suite donnent, mois par mois, les publications les plus vues et les plus enregistrées, la provenance de votre audience et son évolution. Le nombre d'abonnés compte moins que ces deux signaux : ce que les gens regardent jusqu'au bout, et ce qu'ils enregistrent pour y revenir.
Un rapport mensuel sert exactement à cela : reproduire ce qui a fonctionné le mois précédent et abandonner ce qui n'a pas pris, plutôt que de refaire le même calendrier par habitude.
Les formules et leur contenu détaillé sont sur la page tarifs. Pour un calendrier calé sur votre établissement, écrivez-nous.